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Avec le temps tout s'arrange !
Le 15 avril 2011 c’est avec stupeur que des milliers de joueurs se sont retrouvés pris dans la tourmente du Black Friday.
PokerStars, Full Tilt et Absolute se retrouvaient sous le feu de la justice américaine, déclenchant une avalanche de retraits ou plutôt de tentatives de retraits.

Votre argent est à moi muahahaha !
Certainement inspiré par le brillant parcours de Bernard Tapie, Chris Ferguson tente aujourd’hui de recouvrer en justice une partie de ses investissements dans Full Tilt.
Malin comme un renard cachant un petit bout de poule par ci par là, il avait depuis 2007 réparti un peu plus de 60 millions de dollars sur divers comptes qui seraient restés secrets si la justice n’était pas venue y fourrer son nez.

A la santé du DoJ ! Hips !
Le Black Friday signait l’été dernier l’arrêt brutal du poker en ligne pour tous les joueurs domiciliés aux USA.
Il mettait par là-même fin aux activités des rooms ayant une clientèle majoritairement US.
Alors même que les plus perspicaces se demandaient « à qui profite le crime? » on annonçait déjà une future régulation étatique de l’activité.

American dream of poker
Le deal conclu entre le Groupe Bernard Tapie et le Department of Justice a répondu clairement à la principale attente des joueurs : tout le monde sera remboursé.
La seconde question était de savoir si l’on aurait le plaisir de pouvoir rejouer sur cet excellent logiciel.
Oui pour les européens, non pour les résidents français.

Allez, faites-moi la petite ristourne et je signe !
Tel un squelette de Terminator se redressant de l’explosion du Black Friday, Full Tilt donne d’encourageants signe de retour sur la planète poker.
Dans son bunker secret Bernard Tapie pilote les opérations et l’histoire prend (enfin) la tournure d’un film à l’américaine qui se termine bien.
On ne sait si l’on verra Phil Ivey, Chris Ferguson et Howard Lederer en tenue rayée de bagnards tels trois Daltons,

Me suis trompé dans la monnaie il en manque peut-être un peu
L’AGCC c’est la version british de l’ARJEL.
C’est elle qui délivre les licences « .com », celles qui permettent un poker en ligne sans cloisonnement géographique, avec toutes les variantes et un niveau de taxes raisonnable.
Ce sont ces licences dont Full Tilt s’est vu privé récemment, mettant fin à un suspens de plusieurs semaines.

Une cliente insatisfaite déterminée à obtenir réparation
« Marre de vous faire plumer ? »
C’est ce que braillait l’ARJEL aux français pour lui vendre sa version édulcorée et pas vraiment sécurisée du poker en ligne.
Quelques mois plus tard, après démonstration de son incapacité à garantir les fonds des joueurs, la situation ne s’est pas vraiment améliorée.

A la santé du DoJ ! Hips !
Tapie n’a pas fini de nous faire rêver.
Un article du Wall Street Journal nous révélait hier que Full Tilt pourrait gérer sa dette en attribuant des parts de la société aux joueurs à qui la room doit le plus d’argent.
Lorsque l’on voit ce qu’à rapporté la société à ses anciens dirigeants ça laisse rêveur, Black Friday, prison et amendes mis à part bien sûr.

Marre des slogans bidons, on veut du concret !
L’AGCC, comme on a pu le voir sur les dernières semaines, n’est pas du genre à agir dans la précipitation.
Après avoir informé le public médusé de la révocation de la licence Full Tilt elle se fend aujourd’hui d’un communiqué s’adressant directement aux joueurs.
Pour rappel l’AGCC délivre les licences internationales et assure la protection des joueurs, à l’instar de sa pâle copie française l’ARJEL.

C'est presque totalement la fin mais pas tout à fait
L’AGCC est enfin sortie de son mutisme pour informer la plèbe de sa décision de retirer sa licence à Full Tilt.
Elle justifie sa décision par une série d’arguments qu’il serait difficile de contredire.
Aux défauts de gestion et de communication de la room se sont ajoutées de fausses déclarations qui n’ont fait qu’augmenter la fureur punitive de l’AGCC.