Articles techniques de twoplustwo



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L'objectif de ce topic est de mettre en évidence les articles les plus pertinents (ou des résumés de ceux-ci) du célébre forum américain.
Ceux-ci étant en anglais, une petite traduction s'impose.

Voici le premier. Le lien de l'article se trouve en fin de page.


L'auteur indique comment jouer TAG (serré agressif) sur des tables short handed (6 joueurs max)et à des hauteurs medium stakes.

JOUER AU BOUTON ET AU CUT OFF

Abuser du raise. C'est à vous de décider si un joueur peut entrer pour pas cher dans un pot.
Si tout le monde s'est couché, au bouton et au CO, raise avec 22 jusqu'à AA, AXs, connecteurs suited et cartes hautes: ATo et plus.

Pourquoi ?
- parce que vous volez les blinds si elles fold
- si elles call, elles jouent un pot raisé hors de position: un continuation bet sans rien sera souvent gagnant
- flopper un gros jeu dans un pot non raisé est dommage

Exemples:
UTG limp, fold jusqu'à vous (CO). Vous avez 22.
Que faire ? RAISE de 4 à 5 BB.

UTG limp, middle position limp. Vous avez 22 au bouton.
Que faire ? RAISE. S'ils call, vous allez gagner avec un continuation bet 75 à 90 % du temps.


JOUER UTG ET MIDDLE POSITION

UTG: FOLD les connecteurs suited, hautes cartes, Ax.
Mais RAISE les paires dans TOUTES les positions: elles ont la capacité de devenir des monstres.
Quand quelqu'un limp UTG et call un raise, il a une petite paire ou des connecteurs assortis 99 % du temps.

MP: FOLD QKo, KJo, QJo mais vous pouvez jouer plus de mains qu'en UTG. Mixer RAISE et FOLD de connecteurs assortis et AXs.


LES BLINDS

Caller trop de raise hors de position n'est pas bon: FOLD avec des connecteurs assortis, AXs. CALL avec des paires.

Face à un raise du bouton ou MP, RE RAISE avec AK, AQ, JJ, TT.
ATTENTION: RE RAISER ces mains est pour les joueurs avancés. Certains joueurs perdent beaucoup parce qu'ils jouent mal post flop.

Exemples:
Vous êtes BB ou SB avec AK, AQ ou JJ. UTG, MP, bouton limpent.
Que faire ? RAISE 6, 7 ou 8 BB. Cela dépend des joueurs qui sont en face.
Ensuite, continuation bet dans 75 à 90 % du temps quelque soit la texture du flop. Vous pouvez CHECKER si 2 personnes ont callé et si vous avez complétement manqué le flop.

Quand le SB ne fait que compléter, si vous avez des cartes jouables: connecteurs suited, paires, cartes hautes, connecteurs offsuited, wtv, faiotes un RAISE.
A l'inverse, en tant que SB, si tout le monde s'est couché, RAISE. Si CALL, continuation bet.

Lien vers l'article:
http://forumserver.twoplustwo.com/showf ... art=1&vc=1

 
 

 
 

Rayman2dc a écrit:
Vous êtes BB ou SB avec AK, AQ ou JJ. UTG, MP, bouton limpent.
Que faire ? RAISE 6, 7 ou 8 BB. Cela dépend des joueurs qui sont en face.
Ensuite, continuation bet dans 75 à 90 % du temps quelque soit la texture du flop. Vous pouvez CHECKER si 2 personnes ont callé et si vous avez complétement manqué le flop.


Comme précisé c'est plutot pour les mediums stakes, mais j'essaye de temps en temps cette technique en micro limites NL10, mais il faut avouer qu'a ce niveau ca ne marche pas terrible meme un raise a la hauteur du pot tout le monde saute dedans avec n'importe quoi.

En tout cas merci pour cette traduction. J'ai toujours du mal en shorthanded

 
 

 
 

Je confirme Slein, en micro limite, tout le monde rentre dans le coup et c'est donc parfois un peu risqué.

Malheureusement, j'ai fait la demande auprés des responsables du site twoplustwo de pouvoir poster la traduction de certains articles techniques et un trés sec "no" sans aucune explication m'a été envoyé. :(
Ce topic est donc à refermer. :cry:

 
 

 
 

Même si tu n'as pas le droit de faire de la traduction "mot à mot", rien ne t'empêche (si tu as le temps) de faire une synthèse en français de leurs articles. Je pense que cette pratique est tout à fait légale. :)

Merci en tout cas pour ton effort de traduction et cet article.

 
 

 
 

Deuxième article du même auteur.

Il traite de la mentalité à avoir à la table de poker, de l image et du changement de rythme.



LA MENTALITE

C est la chose la plus importante qu un joueur doit développer.

Tout d abord, gravir les échelons, monter de limite en limite, demande une volonté constante de progresser: vous n irez nul part en pensant que vous êtes suffisamment bon pour jouer à telle ou telle limite: PROGRESSEZ.

Le jeu devient de plus en plus difficile pour ceux qui ne progressent pas. Des manières de jouer qui ne se voyaient pas il y a 1 ou 2 ans sont devenues monnaie courante.
De nomnbreux joueurs, même gagnants, doivent faire évoluer leur mentalité.

Nombreux sont ceux qui s enervent, montrent leurs émotions quand un fish leur inflige un bad-beat sans même s en rendre compte. Cela n a pas de sens.

Un exemple: All-in pré flop: 44 bat AA. Nombreux sont les joueurs qui montreraient leur agacement. Ceux-là doivent faire évoluer leur mentalité. Ceux qui, au contraite, n en ont pas besoin sont ceux-là: All-in pré flop: AA vs KK. Quelque soit ce qui arrive, je m en fiche.

Vous devez rester calme en toutes circonstances: les complaintes ne servent à rien et doivent être éradiquées à 100 % de votre caractére. Elles ne vous font pas progresser, elles font de vous un joueur plus mauvais encore.

Vous ne pouvez pas progresser si vous n avez pas de failles.
Vous ne pouvez pas obtenir de succés si vous n échouez jamais.
Le changement de mentalité va au delà des complaintes, pleurnicheries et autres soupirs. Si vous voulez passer d un faible joueur serré à un joueur agressif, vous devez changer votre mentalité.

Peu importe le mal que vous vous donnez pour changer quelque chose, si vous ne le programmez pas dans votre tête, VOUS NE CHANGEREZ PAS.

Vous devez penser agressif chaque fois que vous commencez une session. Penser aux opportunités de raiser, de re-raiser et de gagner les pots.

Vous devez avoir cette image d un joueur qui est constamment en train de raiser et re-raiser et qui installe la CRAINTE chez les autres joueurs.
Raisez 2/3, 3/4 du pot pour construire de gros pots et stackez les autres joueurs ou poussez les à folder.
Cela est la norme pour les joueurs de mid stackes de nos jours et c est un nouveau concept que les joueurs débutants doivent apprendre.

Je ne parlerai pas beaucoup du jeu post flop car c est un sujet trés complexe, mais je vais donner quelques exemples:
(1) Vous raisez avec 10Js au bouton et quelques faibles fish serrés qui avaient limpés avant call. Board: 4 8 K rainbow et un des donks bet faiblement. RAISER cet enc...

(2) Vous raisez A5s en MP et le flop arrive: 3s 4s Qx. Vous misez et êtes mini-raisé ou raisé. RERAISER. Vous avez 12 outs et plein de fold équité: ALL IN.

(3) Vous avez 98s et raisez au bouton. Quelqu un call.
Flop: 7 8 10 rainbow. RERAISER.

Le résultat de ces mains importe peu: vous jouez correctement le concept de fold équité.

Ce ne sont que des exemples illustrant la mentalité agressive que vous devez avoir. Ne les prenez pas au pied de la lettre mais la mentalité qui se cache derrière est celle que vous devez avoir.
Une fois que vous aurez changé votre mentalité , beaucoup de décisions post flop vont devenir faciles.


CONCERNANT L IMAGE

De quelle image avez-vous réellement besoin ? Vous avez besoin de l image de quelqu un qui fait peur à la table. Et aux basses limites NL, il y a beaucoup de joueurs attendant d avoir peur de vous.
Projeter cette image ne peut se faire sans le fait que vous y croyez. Ce que vous pensez de vous influe sur ce que les gens pensent de vous.

Ce type d image va engendrer beaucoup d actions. Ne vous en souciez pas parce que si vous jouez un poker solide et en position, vous aurez l avantage.
Les autres joueurs vont vous donner leur respect et folder face à vos bluffs et semi-bluffs. Ne montrez pas une main perdante.


LE CHANGEMENT DE RYTHME

Une fois que vous avez êtez pris en train de bluffer ou que vous avez joué beaucoup de gros pots et que les autres joueurs commencent à vous payer, il est temps de devenir un peu plus tight.
Une fois que vous sentez que vous avez assez joué tight et que vous avez montré quelques belles mains, vous pouvez devenir plus agressifs avec des mains marginales / bluffs.
C est le changement de rythme... en réaction à la dynamique de la table et à comment vous pensez que les autres joueurs vous caractérisent.


EN CONCLUSION, cet article couvre les bases. Regardez des mains, discutez en, enregistrez vos sessions et regardez les, cela vous fera progresser.
Une mentalité agressive va vous donner des opportunités et vous ouvrira les portes et les $$ du monde du poker.

Lien vers l article original:
http://forumserver.twoplustwo.com/showf ... art=1&vc=1

 
 

 
 

Merci de tes articles si utiles,vivement les prochains. :)

 
 

 
 

Le vol des blinds


Le vol des blinds peut être une compétence extrêmement importante de notre arsenal de joueur de poker.

Je l’admets : je suis un voleur de blinds. Je le fais quand je joue en Limit, en tournois et en No Limit. Je les aies volées à mon cousin de 8 ans ainsi qu’à ma grand-mère de 85 ans.
Je vole les blinds quand je joue 16/9 en Full Ring (TAG) et je le fais quand je joue 35/20 en Short Handed (TAG).

J’ai toujours volé les blinds et je le ferai toujours. En outre, je suis assez performant pour cela. Au cours des dernières 17500 mains, j’ai essayé de les voler 38.31% du temps : 313 tentatives /817 opportunités. Sur ces 313 tentatives, j’ai eu un ratio gagnant de 1.10 PTBB/main, c'est-à-dire 110 PTBB/100. (PTBB : Poker Tracker Big Bling : 2 B

Ces tentatives ont généré plus de 30 % de mes profits totaux aux tables de No Limit. Comme je le disais, bien fait, le vol de blinds contribue grandement à votre taux global de gains.
Ainsi, maintenant que j’ai votre attention, entrons dans le vif du sujet : comment volez-vous les blinds avec succés ?Quelle est la formule, quelle est la méthode, quelle est l’approche ?
La réponse est que c’est tout à fait facile, et malgré ça c’est terriblement efficace.


Les règles de Pokey pour le vol de blinds

1. Connaissez-vous et connaissez votre cible

Le succès du vol de blinds repose pour beaucoup sur la « Fold Equité ». Plus vous essayez de voler les blinds, plus faible est la moyenne de vos mains lorsque vous essayez. Cela signifie que pour le vol fréquent des blinds, vous ne devez pas aller au showdown. La bonne nouvelle est que la probabilité que vos adversaires restant aient une main décente est faible. Il y a seulement 2 ou 3 joueurs à parler et ils ont des mains aléatoires. Les probabilités qu’aucun des joueurs restant aient une « bonne » main est comme suit :


Ac 2 J restant à parler Ac 3 J restant à parler

Main Super Premium 91.3 % 94.1 % AA à JJ, AK



Main Premiun 86.6 % 90.8 % AA à TT, AK, AQ



Super Main 82.3 % 87.8 % AA à 99, AK, AQ, KQ


Très bonne main 77.9 % 84.6 % Super Mains + 88, AJ


Bonne main
N’importe quelle paire, 55.3 % 67.4 % n'importe quelle main
ac 2 broadway


Main au dessus de la moyenne 29.5 % 16 %
Ts Ax, connecteurs suited,
toutes paires,
2 broadway


Notez ce que cela signifie : plus vos adversaires restant sont loose, plus il sera difficile de voler avec succés les blinds preflop. Si votre vol de blinds est un standard 4 BB, alors vous allez miser 4 BB pour en gagner 1.5, donc si vous gagnez immédiatement 3 fois sur 11 vous allez avoir un profit preflop immédiat, même si vous ne gagnez jamais une main lorsque vous ne gagnez pas preflop. Puisque 3 fois sur 11 représente 27.3 %, si nos adversaires sont enclins à folder 72.7 % du temps, nous gagnons immédiatement.

Ainsi contre des joueurs qui ne jouent que « les très bonnes mains » contre une tentative de vol, vous devez voler avec littéralement n’importe quelle main du bouton ou du Cut Off. Et cela vous donnera un bon profit avant même le flop. Bien sur, le range de main que votre adversaire va considérer comme digne d’un call preflop va influer sur la fréquence de vos tentatives. Vous devez donc faire attention à votre image et au style de jeu de votre adversaire.


2. Agression, agression , agression

Quand vous êtes callé preflop, ce n’est pas une tragédie, c’est une opportunité. La plupart des adversaires craquent rapidement contre une agression régulière ; pour voler les blinds avec succès, nous avons besoin d’appliquer cette agression régulière. Cependant, nous avons besoin de le faire avec précaution afin d’être sûr que nos tentatives vont être profitables. Le flop va améliorer notre main environ 1 fois sur 3.

Supposons que lorsque nous sommes callés nous sommes derrière. Ce sera typiquement le cas quand nous sommes implacables avec nos tentatives de vols et que nos adversaires sont conservateurs avec leurs calls. Alors que cela semble être une recette pour la faillite, ce n’est pas mauvais du tout. Considérez que même si notre adversaire joue incroyablement tight, certaines des mains de son range incluront des mains sans paires preflop comme AK.

Quelles sont les probabilités que, grâce au flop, la main de notre adversaire est au moins assez forte pour battre une paire de 2 ?


Si l’adversaire joue seulement « les mains super premium », sa main au flop battra une pocket paire de 2 73 % du temps.

Si ……………………………… « les mains premium », ………………………………………………… 64 %

Si ……………………………… « les supers mains », ………………………………………………… 59.4 %

Si ……………………………… « les très bonnes mains », …………………………………………… 56.7 %

Si ………………………………… « bonnes mains », …………………………………………………… 49 %

Si …………………………………… « mains supérieures à la moyenne », …………………………… 40.1 %



Maintenant que nous entrons dans l’art du vol des blinds : quel bet sur le flop devons-nous avoir ? Nous voulons être sûrs que notre bet sur le flop va être identique que nous ayons floppés quelque chose ou pas, tout en s’interrogeant sur la suite du coup : à quelle fréquence notre adversaire améliorera-t-il sa main, combien de fois aurons-nous une main forte, combien de fois notre adversaire améliorera-t-il sa main mais foldera quand même, combien de fois notre adversaire améliorera-t-il sa main mais nous encore plus et inversement, etc …

Aussi compliqué que ça puisse paraître, il y a deux éléments qui jouent en notre faveur : nous avons joué la main agressivement depuis le début et nous avons la position sur notre adversaire pendant le reste du coup.

Pour ceux qui volent les blinds peu fréquemment (20 % et moins), vos mises sur le flop doivent être importantes. Etant donné que vous n’essayez de voler les blinds que 20 % du temps, vous allez le faire avec des mains raisonnablement solides : tous les Axs, toutes les paires et toutes les cartes broadway, soit 20.4 % de possibles vols, ce qui signifie que votre main battra une paire de 2 47.6 % du temps. Vous avez une main assez bonne pour la rendre grandement profitable.

Cependant, je ne recommande pas de voler les blinds seulement 20 % du temps. Je recommande de le faire beaucoup plus souvent que cela. Comme exemple, mon taux de vol de 38.8 % correspond à un vol avec « n’importe quelle paire, n’importe quel as, n’importe quel roi, n’importe quelles 2 cartes broadway, n’importe quels connecteurs jusqu’à 78s ».

Si cela est votre range de vol, les chances que vous ayez au moins 1 paire au flop seront d’environ 42.8 %. La réponse n’est pas de miser moins souvent sur le flop (seulement quand vous avez une paire) ; mais plutôt de miser une plus petite quantité sur le flop. Tandis qu’un bet de 1 pot requiert de gagner 50 % du temps pour être immédiatement profitable, un bet de 2/3 du pot requiert de gagner seulement 40 % du temps pour être immédiatement profitable.

Notez ce que cela signifie : si votre adversaire joue très tight contre votre raise preflop, les probabilités qu’il ait une mai, décente sur le flop augmente, abaissant la valeur de vos bets sur le flop. A ce moment de la main, nous avons déjà 2 chances de gagner le pot : 1 si notre adversaire fold sur le bet preflop et 1 si notre adversaire fold sur le flop.

Considérons la valeur d’une tentative de vol du BB contre plusieurs adversaires. Supposons qu’ils vont (a) folder preflop si leur main est inférieure au range spécifié (gain de 0.75 PTBBs), et (b) seulement caller le flop avec une main qui peut battre 22 (quand ils foldent, nous gagnons 2.75 PTBBs, et quand ils call, nous perdons 5.5 PTBBs). Ceci suppose que notre mise est de 2 PTBB preflop et 3.5 PTBB au flop. Si nous considérons seulement les adversaires les plus tight et les plus loose, nous voyons ceci :

Joueurs les plus tight :

- Mains Super Premium : 94.1 % ils fold preflop, 27 % ils fold sur le flop.
EV = 0.941 x (+0.75) + (0.059 x 0.27) x (+2.75) + (0.059 x 0.73) x (-5.5) = + 0.51 PTBB

- Mains Premiun : 90.8 % ils fold preflop, 36 % ils fold sur le flop.
EV = 0.908 x (+0.75) + (0.092 x 0.36) x (+2.75) + (0.092 x 0.64) x (-5.5) = + 0.45 PTBB



Joueurs les plus loose :

- Bonnes mains : 67.4 % ils fold preflop, 51 % ils fold sur le flop.
EV = 0.674 x (+0.75) + (0.326 x 0.51) x (+2.75) + (0.326 x 0.49) x (-5.5) = + 0.08 PTBB

- Mains au dessus de la moyenne: 29.5 % ils fold preflop, 59.9 % ils fold sur le flop.
EV = 0.295 x (+0.75) + (0.705 x 0.599) x (+2.75) + (0.705 x 0.401) x (-5.5) = -0.17 PTBB

Une fois encore cela démontre un truisme (vérité si évidente qu’elle ne mérite pas d’être énoncée) bizarre : moins votre adversaire est enclin à folder, moins votre vol de blind va être bon en terme de fold équité. Notez bien 2 points cependant : premièrement, cela suppose que votre adversaire call chaque fois qu’il a une main qui soit au moins aussi forte qu’une paire de 2 ; ainsi, l’adversaire va caller notre continuation bet avec sa paire de 2 sur un flop AKQ. Aussi, nos calculs d’EV ont jusqu’ici supposé que toutes les fois que nous n’avons pas gagné avec le bet au flop, nous perdons à chaque fois. Cela est loin de la vérité, spécialement contre les adversaires les plus loose.

Après le flop, des règles simples et faciles doivent être énoncées. Il y a beaucoup trop de façons de jouer pour être résumées ici. Je voudrais toutefois préciser quelques points simples qui pourraient vous aider dans votre vol de blinds.


1- Vos adversaires ont plus peur de vous que vous n’avez peur d’eux. Vous avez raisé preflop et vous misez sur le flop. Vous êtes effrayant. Votre adversaire n’a montré aucune agression à ce moment là, votre fold équité reste solide. Utilisez la impitoyablement. Si une carte effrayante arrive au turn et que votre adversaire check encore, bettez encore ! N’ayez pas peur de miser sur l’as ou le roi au turn, la paire ou le tirage couleur ou quinte si vous pensez que votre adversaire a peur. Cela montre qu’il est utile de connaître ses adversaires.

2- Si votre adversaire devient agressif, croyez le. Il n’y a pas de honte à folder votre tentative de vol de blind. Si le flop est A83 rainbow et que votre adversaire mise le pot ou fait un gros check-raise, n’ayez pas peur de jeter votre KQo. En fait, sentez-vous obligé de le faire. Le vol de blind est une stratégie de « petit pot ». De manière identique, si vous essayez de voler avec une poubelle et que quelqu’un reraise, foldez sans hésitation. Ne vous embêtez pas à voir ce que le flop apporte, il n’y a aucun profit ici.

3- Prenez des cartes gratuites si elles vous bénéficient. Une force de cette stratégie est que vous allez souvent avoir de bons tableaux au flop et votre adversaire va souvent vous offrir une carte gratuite au turn. Si vous avez un bon tirage, n’hésitez pas à prendre cette carte gratuite. Mais ne la prenez pas toujours – j’ai souvent tiré un second barrel avec Tc9c sur un flop QcJd4s4c. Pas seulement parce que le turn améliore ma main en me donnant 9 outs supplémentaires, mais aussi parce qu’il effraie mon adversaire, lui laissant penser que je viens de faire brelan. Pourquoi ne pas tirez avantage de la peur ? Au lieu de jouer mon tableau à 2 contre 1, je peux miser immédiatement et gagner le pot un nombre conséquent de fois, et encore gagner 1 fois sur 3 au showdown.

4- Ne soyez pas découragé si vos vols échouent. Quand notre adversaire a pris le dessus et a fait rater notre dernière attaque de blinds, nous pouvons devenir frileux et penser devoir considérablement resserrer notre hand range de vol. Ne faîtes pas ça. Nos adversaires ne s’ajustent pas aussi tôt que nous pensons qu’ils le font. Juste parce que vous avez été reraisez preflop la dernière fois que vous avez essayé de voler ça ne signifie pas que vous êtes grillé ; plus probablement, SB avait AA quand il reraisa. Maintenant, il a 92o, et il n’a pas une paire d’as. Agressez le encore et continuez à le faire.

5- Connaissez votre image ! Pendant que les joueurs ne s’ajustent pas très bien ou très vite, ils sont entrain de le faire. Si vous avez volé le pot avec des bets preflop et sur le flop les 4 derniers tours de table, folder 98o au Cut Off cette fois ci. Vous n’êtes pas esclaves de vos cartes ; comprenez votre image à la table et comprenez que votre fold équité chute à chaque fois que vous gagner un pot sans montrer vos cartes.Après que vous ayez foldé preflop 3 ou 4 fois, vous pouvez recommencer à voler, mais donner à vos adversaires une minuscule chance de reprendre leur souffle entre les vols.

6- Ne slowplayez pas. Je ne peux pas souligner cela assez. Votre stratégie ici est un bluff qui dépend entièrement de votre façon de jouer de manière identique vos monstres et vos poubelles. Il y a toujours la tentation quand vous avez AA et que le flop donne A55 de soudainement changer de jeu. Ne le faites pas. Avec un peu de chance, votre adversaire ne vous croira pas et callera avec sa paire de Q. Non seulement vous allez le stacker, mais vous allez aussi obtenir plus de respect la prochaine fois que vous jouerez de manière agressive sur un flop A55 … seulement cette fois vous avez 98s …Jouer agressivement les grosses mains est crucial pour le succès de cette stratégie. Non seulement ça boost le potentiel de vos poubelles en élevant votre fold équité, mais en plus ça permet de nous faire payer nos bonnes mains plus fréquemment.



Lien vers l'article:
http://forumserver.twoplustwo.com/showf ... er=5348855

 
 

 
 

Je n'ai pas encore eu le temps de lire ton dernier messe qui a l'air fort intéressant.
Toutefois, ne serait-il pas mieux pour tes prochains messages de créer un nouveau topic en mettant en sujet le thème de ton sujet? Ca permettrait une lisibilité de ton travail et une recherche facilitée pour les membres du forum. :)

 
 

 
 

Je ne sais pas. Cela aurait l'inconvénient de multiplier le nombre de topic. Il faut voir avec Clint ce qu'il souhaite faire...

 
 

 
 

Voici un article de Daniel Negreanu sur le jeu au turn paru sur pokerpages.com
Lien vers l'article:
http://www.pokerpages.com/articles/arch ... eanu63.htm


Le Turn

Daniel Negreanu

Dans toutes les formes de Hold’em, mon opinion est que le turn et le coup le plus difficile est le plus crucial à jouer. Apprendre qu'elle main jouer avant le flop peut être fait, et de simples règles peuvent être utilisées pour jouer relativement bien au flop. Le turn, quant à lui, est ce qui sépare les grands joueurs de la moyenne des autres joueurs.

Bien sûr, le jeu à la River est aussi important : savoir quand faire un value bet, sauver un bet, essayez de repérer un bluff, ou tenter soi même un bluff. Mais le temps d’arriver à la River, le pot est habituellement si gros qu'il est correct de caller avec n’importe quelle main qui a une chance raisonnable de gagner. Caller à la river ne peut jamais être tout à fait mauvais.

C'est sur le Turn qu’il faut être le plus rusé pour jouer. En Limit Hold’em, les bets doublent, ajoutant encore plus d'importance au turn. Au Pot-Limit, l'action preflop et au flop affectent la taille du bet, ainsi vous pouvez avoir à faire face à un très large bet au turn et peut-être encore à la river. Ce n'est pas vrai en no-limit, puisque le bet maximum est égal à tous les tours ; cependant cela ne signifie pas que le jeu au turn n'est pas crucial dans ce jeu. Dans les tournois de no-limit, je pense que vous allez trouvez que le coup le plus crucial est preflop.

Au turn, vous devrez avoir assez d'informations sur les mains de vos adversaires pour savoir sur quel range de mains ils sont. Après avoir analysé leurs actions preflop, leur jeu sur le flop, et la texture du board, le turn est le coup où vous aurez besoin de prendre la décision clef en fonction de ce que vos adversaires auront tiré. Voici un simple exemple d'une décision difficile au turn en Limit hold’em :

Un joueur raise preflop de la première position, et vous le raisez de 3 bets de la middle position avec QQ et vous jouez le flop en tête à tête. Le flop arrive : K 9 6 . Votre adversaire check, et vous bettez. Maintenant, il vous raise. Disons pour cet exemple que vous décidez simplement de le caller et de voir comment le coup va se dérouler au turn (reraiser est une autre option ici, mais j'ai réservé cette façon de jouer un autre chapitre). Le turn apporte 2 , et votre adversaire bet. Que de nous nous faire ?

Et bien, cela dépend d'une multitude de variables. Que peut avoir votre adversaire ? Il y a plusieurs possibilités à considérer : AK, KQ ou Kx, également 66, 99, AA, K9 etc … Ce sont toutes les mains que auxquelles vous pouvez devoir faire face avec 2 outs. Mais que peut-il avoir d'autres ? Peut-il avoir également avoir un tirage couleur ? Peut-être une main comme QJ, JT, QT ou 87 ? Et A9, JJ ou TT ? Ce sont toutes des mains que vous pouvez battre.

C'est un moment où vous avez le plus besoin de toutes vos habiletés. Vous devez aller dans votre hand memory, et penser en fonction de l'action de cette main, et la comparer à des mains que vous avez vues être jouées par votre adversaire dans le passé. Est-ce que ce joueur joue beaucoup de mains, ou est-il habituellement très serré en early position ? Est-ce que ce joueur est capable de faire un move comme celui-ci sans avoir un K ou mieux ?

Une que vous avez tourné tout ceci dans votre tête, il est temps d'agir. Disons que pour cet exemple vous estimez que votre QQ a 50 % de chances d'être bonne ; que devez-vous faire ? Je suppose que la plupart d'entre vous pensent à un call au turn et encore à la river. C'est la meilleure façon de jouer cette main, n'est-ce pas ? FAUX !!

Il y a une meilleure manière de jouer cette main si vous décidez de la jouer à fond. Pourquoi ne pas raiser ? Penser à cela : si vous caller le turn et la river sans vous soucier de quoi que ce soit, raiser ne vous coûte pas d'extra monnaie (à moins que votre adversaire soit un joueur timide et puisse checker un K à la river si une carte effrayante arrive). Une fois que vous avez raisé au turn, vous pouvez simplement checker à la river si vous craignez d'être battu.

La beauté de jouer de cette façon et que si vous avez faux et que votre adversaire a un K, vous allez gagner un extra bet à la river si vous touchez une troisième Q. Et si vous avez raison lorsque vous pensez que votre adversaire a un tirage, vous allez obtenir un extra value de cette main en lui faisant payer 2 bets pour vous battre au lieu d'1. Et si votre adversaire a peur que son K ne soit pas bon vous pouvez même le faire jeter la meilleure main !

Bien sur, si vous raisez et êtes reraisez , vous allez devoir folder sur le 3ème bet et perdre l’opportunité de tirer la 3ème Q. Cependant, vous pouvez être sûr que si vous êtes reraisé à ce point, votre adversaire va vous battre.

J’ai récemment joué une main dans laquelle cette situation est arrivée au tournoi du Four Queens Poker Classic contre TJ Cloutier. Nous étions 3 à table dans le $1 060 buy in Limit hold’em quand cette main arriva :

J’ai raisé du bouton avec deux 7 noirs et TJ me reraisa du BB. Le flop apporta Q 3 3 et TJ misa, comme prévu. Je voulais savoir où j’en étais dans cette main, donc je reraisa et TJ calla. Quand il a justa callé, je me suis senti confortable puisque j’avais la meilleure main.

Le turn apporta K et TJ misa. Ayant joué avec TJ un nombre incalculable d’heures, son bet me semblait suspect. Je ne croyais pas qu’il avait un K et je décidais de ne pas jeter ma paire de 7. Ainsi, je raisa.

Raiser présente le même avantage dans cette main que dans l’autre exemple que j’ai partagé avec vous :

1. Si TJ avait un tirage couleur, je l’aurais fait payer 2 bets pour le toucher.

2. Si j’avais tort et que TJ avait un K, j’aurais gagné un extra bet si j’avais la chance de toucher un 7 à la river.

3. Si TJ était en semi bluff avec quelque chose comme 88 jusqu’à QQ, il y a une chance que je le pousse à jeter, lui faisant penser que j’ai un K, un 3 ou même un full.

TJ calla et la river apporta un 2 et TJ checka. Si j’étais battu lorsque TJ calla le turn, je ne pense pas qu’il aurait foldé sur la river, ainsi better semblait injustifié. Si j’avais tort, oh well. Si j’avais raison et que TJ était sur un tirage, il n’y avait aucune value à better la river. Ainsi, je checka. TJ dit, « As haut » et je gagna le pot. TJ ne montra pas sa main, mais je suspectais qu’il avait AJ ou AT et attendait un as et un tirage quinte ventrale. Avec 7 outs potentiels, c’était assez pour lui pour caller mon raise au turn.

Maintenant, ce sont juste 2 exemples de mains dans lesquelles la décision clef vint au turn, mais il y a des millions d’exemples comme ceux-ci. Avant de vous quitter, je veux vous en montrer 2 autres.

Ayant joué n’importe où de $10-$20 à $500-$1000, j’ai noté des différences clefs dans la manière dont mes adversaires jouaient le turn. Dans un jeu typique $15-$30, il me semble que les joueurs ont souvent si peur d’être raisé qu’ils checkent une main qu’ils auraient du better. Cela arrive beaucoup moins souvent dans un jeu $80-$160. Voici un exemple :

Vous raisez avant le flop d’une middle position avec AK et seul le BB call. Le flop apporte 10 4 4 et votre adversaire checke. Vous misez et il call. Le turn apporte 9 et votre adversaire check. Que devez vous faire ? Cela dépend.

Quel type de joueur est le BB ? Avec quel type de main call il sur le flop ? S’il avait un 10 ou un 4 aurait-il checké 2 fois ? S’il avait une main comme 88, la jouerait-il aussi soigneusement ? La manière correcte de jouer vient de la lecture de votre adversaire. C’est pourquoi il est difficile d’enseigner la manière correcte de jouer au turn, parce que beaucoup dépend de la lecture de l’adversaire.

Ce que je vois plus souvent dans les jeux $15-$30 que dans les jeux $80-$160 est que le joueur avec AK craignant un check raise donne une carte gratuite. Bien sûr, je ne dis pas que vous devez better de manière aveugle, mais je pense qu’il est important de rester agressif au turn ; autrement vous devenez très prévisible.

Ok, maintenant le dernier exemple. Un joueur limpe de la première position et vous raisez de middle position avec JJ. Le BB calle ainsi que le limper. Vous êtes donc 3 à voir le flop : 8 7 4 . Les 2 joueurs checkent et callent votre bet. Le turn apporte Q . Les 2 joueurs checkent. Que devez-vous faire maintenant ?

La Q est certainement une carte effrayante. La couleur est là, ainsi qu’une over card, et quelqu’un pourrait déjà avoir une quinte, 2 paires ou un brelan. Tout cela est vrai, mais il est également vrai que si vous marchez dans la rue vous pouvez être frappé par la foudre. Et pourtant vous sortez de chez vous tous les jours. Etre check raisez est beaucoup moins douloureux, mais de la manière dont certains joueurs jouent le turn, vous ne le penseriez pas !

Ce que vous devez faire dans une situation comme celle-ci est « réfléchir ». Je ne dis pas de better ni de checker. La manière correcte de jouer peut être déterminée seulement en comprenant les tendances de vos adversaires. Donner une carte gratuite dans cette situation pourrait être un désastre.

Plus vous avez de mains jouées dans cette situation, plus vous serez capable de les analyser et de jouer sur la lecture des tendances de vos adversaires. Si vous voulez faire progresser votre jeu, mieux jouer au turn est le bon endroit pour commencer.

 
 

 
 

Superbe article et très utile pour moi. Merci Rayman.

En effet, la main la plus difficile pour moi à jouer, c'est la pocket pair qui rencontre une overcard sur le board.

Dans cette situation, j'ai tendance à perdre car je ne fais pas les bonnes mises au bon moment. Exemple :

J'ai KK, je raise 4BB et un gars me suit. Qu'il soit leaderchip ou pas, je ne pense pas qu'il soit venu avec 7 2.

Le flop dévoile :

A 2 10

Je suis premier de parole et comme j'ai peur que mon adversaire ait un As, je check. Il check aussi.Peut-être qu'il n'a pas d'As, mais peut-être qu'il attend une mise de ma part pour me raiser. Donc je check.

La turn :

J

Je check, il check.

La river donne un 5.

Je check, il mise le pot, je décide de le call.

Il montre 3 4 et se tape la suite, alors que j'étais gaggnant jusqu'à la turn compris.


Mais après plusieurs coups comme celui-là, je me suis aussi posé la question de savoir comment jouer les pocket pairs avec un board non favorable ?

En fait, j'en ai déduit que, pourquoi c'est les autres qui ont toujours la meilleure main ? Ma réponse a été très simple et évidente.

Ce n'est pas vrai, les autres n'ont pas toujours la meilleure main. Voilà, partant de ce principe, je vais vous citer un exemple que j'ai appliqué au plus vite et qui m'a été bénéfique.

Je touche 10 10 en middle position. Je raise 3 BB et un limper me call. Je le sais qui vient avec à peu près n'importe quelle main potable, sans forcémment avoir une très forte main.

Le flop donne :

A 7 Q

Je check, mon adversaire mise un minimum. Je le raise. Il réfléchit, puis finit par me montrer Q10 en foldant.

Si je n'avais fait que de caller son bet, j'aurai certainement perdu la main, mon adversaire ayant un meilleur jeu. Mais le fait d'avoir raisé préflop, puis reraiser son bet à la turn, ca m'a permis de comprendre que mon adversaire n'avait pas d'As et qu'en plus, qu'il a cru que j'en avait un.

Au quel cas ou il m'aurait callé ma relance, un bet à la turn et à la river aurai suffit pour le faire coucher, ou tout du moin, je n'aurai pas eu de reraise de sa part.

Au moment même ou je vous écris, ja'i une main que j'ai joué quasi à l'identique. Je suis BB et je touche K3

Pas de raise préflop. Le flop apporte :

6 2 K

Nous sommes 3 dans le coup. Je suis premier de parole et je mise 90 sur un pot qui en contient déjà 150.

Ma mise est plus de la moitié et indique aux joueurs que je suis impliqué dans le flop. Le joueur après moi me raise à 222, le troisième fold.

Je réfléchit un moment et j'étudie la situation. La table est plutôt sérieuse, les joueurs ne font pas de move s'ils n'ont rien touché de séreux. Mais j'ai mon roi, avec un petit kicker je concède, mais j'ai un roi.

Arrivant à la fin du temps de réflexion, je décide de le raiser pour en savoir ou j'en suis et ou il en est ....

Je mise 350. Il réfléchit longuement, puis il fait tapis. Là, il n'y a pas de doute, je suis battu. Je me couche et je lui montre ma main. Il me montre K6 et avait donc la double pair.

Mais au moin, mon move m'a permis de ne pas me retrouver avec une river qui me donne un 3 et qui m'aurait donné l'impression d'avoir la meilleure main et qui m'aurait surement poussé à perdre mon tapis.

Mon mot de la fin, un reraise est très important sur la main que peux avoir son adversaire et est souvent moins cher que de caller au flop, à la turn et à la river.

 
 

 
 

Tout à fait d'accord. Un raise apporte plusieurs avantages :

_ On risque de gagner la main tout de suite, parfois en faisant coucher la meilleurs main (si on a une réputation de joueur solide), comme dans ton exemple avec la dame.
_ Si on est suivi ou sur-relancé on peut vraiment penser que l'autre à une meilleure main que nous, et donc on fera un check fold à la turn (voir fold au flop en cas de sur-relance).
_ Si on est simplement suivi (donc sûrement perdant), on gagne quand même le droit de voir une carte qui peut nous donner le jeu gagnant ou au moins grandement améliorer notre jeu.

Bien sûr il ne faut pas jouer comme ça contre des callings stations. Ils suivront la relance à partir du moment où ils ont le moindre tirage gutshot ou le moindre as haut.

Je mettrais tout de même un bémol : le cas du tournoi heads up : dans ce genre de tournoi on sur-relance souvent dès qu'on a la moindre paire, parce que le plus souvent l'autre en face n'aura rien. Donc dans ce cas c'est un peu plus compliqué de savoir quoi faire.
Mais en cashgame sur une table de 10 c'est en gros ce que je fais 80% des fois.
J'aime bien ces traductions, c'est vraiment sympa à lire.

 
 

 
 

Article sur les côtes implicites



Sur estimer sa côte implicite


Considérons la main suivante :

100 BB stack à x stakes.

Vous avez 6h 7h au BB.

UTG open raise de 5 BB, le bouton, le SB et vous-même callez.

Flop 2s 8h Kh (pot : 20.5 BB )

SB, BB chech. UTG bet 20 BB et tout le monde fold jusqu’à vous.
Que faites-vous ? check / call / raise ?

Lorsque c’est à vous de jouer, le pot est de 40.5 BB et il vous coute 20 BB pour caller.
Selon les probabilités, vous devez folder : côtes du pot : 2 : 1 pour un tirage à 4.22 : 1.

Cependant, beaucoup de joueurs call et le justifie en disant qu’ils ont la côte implicite pour rendre le call profitable.

Quelles sont réellement leurs côtes implicites ? Cela est délicat car c’est dépendant de beaucoup de facteurs dont le plus important est la tendance de votre adversaire.

Analysons le de plus prés.

Nous supposons pour cet exemple que si nous touchons nous aurons toujours la meilleure main - ce qui n’est pas vrai, mais nous avons besoin de l’admettre pour cet exemple.

Nous allons toucher 1 de nos 9 outs, 9 fois / 47. Soit environ 20 % du temps. Donc 1 fois / 5 ou nous callons, nous gagnons la main.

Cela signifie que nous perdons 20 BB 4 fois et 1 fois nous gagnons 40.5 BB + les côtes implicites …

Notre Profit …
x = valeur de la côte implicite (ce que nous devons prendre à notre adversaire pour rendre le call rentable)
P = 0.8 (-20) + 0.2 (40.5 + x)

x est une valeur tellement volatile (il a un range tellement large et est dépendant de tellement de facteurs) que nous devons trouver le point de break even pour nous aider à trouver la valeur approximative dont nous avons besoin pour être dans la moyenne).

0 = - 16 + 0.2 x + 8.1
-0.2 x = - 7.9
x = 39.5

Ainsi, nous avons besoin pour être dans la moyenne de prendre exactement 39.5 BB à notre adversaire chaque fois que bous touchons.
En considérant la taille des stacks de notre exemple, le pot sera de 60 BB après notre call et il restera 75 BB dans chaque stack. Nous devons lui prendre presque 40 BB juste pour arriver au point de break even (fair bet).

Il va être clair pour notre adversaire qu’un tirage couleur va être dans notre range de main et si nous misons quand nous touchons, il pourrait ne pas nous payer assez souvent pour rendre notre call initial profitable.

Contre beaucoup de joueurs qui ne réfléchissent pas (et même contre beaucoup de joueurs qui réfléchissent) nous pouvons faire cela parce que le pot est énorme. Mais si les stacks sont plus petits ? Même légèrement ? Et si les stacks étaient beaucoup plus gros ? Et si nous changeons notre hypothèse comme quoi nous allons toujours gagner si nous touchons ?

C’est un spot marginal au flop. Si nous touchons notre main, nous avons BESOIN d’extraire plus que la moitié de son stack CHAQUE FOIS que nous touchons sinon c’est un mauvais call. Nous avons besoin de notre jugement pour déterminer cela, mais si nous surestimons notre côte implicite, nous pouvons faire de mauvais call sans même le savoir.

Ne surestimez pas la valeur de vos côtes implicites.

Lien vers l'aricle original:

http://forumserver.twoplustwo.com/showf ... ost7443252<br><br>

 
 

 
 

Je veux juste signaler que ces articles proviennent, ils me semblent, d'une traduction faites par des personnes de poker académie, et que EUX ont eu l'autorisation.

 
 

 
 

Oui tu as raison de le signaler, j'ai effectivement eu l'autorisation de traduire ces articles de la part des posters US.
La prochaine fois, renseigne toi avant de parler.

 
 

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