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Enquête sur l’addiction des jeux d’argent en ligne

-Alex- - Actualité Poker - 17/12/10, 17h26 0

Allo SOS Joueurs, je me suis encore fait craquer mes as !

Le quotidien économique « la Tribune » publiait hier dans son édition papier une pleine page consacrée à l’addiction aux jeux en ligne.

IGA Magazine nous livre quelques extraits de cette enquête qui est disponible en version payante sur le site de la Tribune.

Les chiffres sont éloquents :

Tous les jours ce sont 60 millions d’euros qui sont engloutis en PMU, tickets à gratter et dans les casinos.

Cela représente un peu plus de 20 milliards d’euros par an, somme que l’on peut rapprocher des 3 à 4 milliards estimés joués sur internet jusqu’à la mise en place de la législation de l’ARJEL l’été dernier. On ne peut pas vraiment dire que ces mises étaient illégales étant donné qu’il n’y avait pas de cadre juridique.

Quoi qu’il en soit le marché est maintenant régulé et les chiffres n’en sont que plus précis.

Derrière ces sommes abstraites il y a des vies bien concrètement démolies par le jeu. Ce n’est un secret pour personne le jeu d’argent comporte un risque et il s’accroit dès lors que les sollicitations sont permanentes.

On n’emmène pas les malades du jeu en cure à Las Vegas. C’est pourtant ce qui est en train de se passer en France avec une législation qui bien que sensée protéger le citoyen, l’expose à flux de publicité omniprésent pour les jeux d’argent.

Ici on ne parle pas de perdre quelques caves et d’aller se coucher en râlant. Il s’agit de véritables pathologies qui sont tout aussi destructives que les drogues ou l’alcool. C’est en se tournant vers les spécialistes que l’ont peut se faire une idée de la réalité du fléau et de son avenir.

Depuis plusieurs années le docteur Marie Grall-Bronnec du CHU de Nantes, en coopération avec 7 hôpitaux, mène des études d’observation de joueurs pathologiques ou non sur le long terme.

Faute de financement étatique ces études sont financées par PMU et FdJ, un peu comme si Malboro sponsorisait une étude sur la nocivité de la cigarette.

Actuellement selon cette étude 15 à 20% des joueurs concernés sont des « internet » mais rien ne permet d’incriminer le média, ces joueurs ayant peut-être simplement fait la bascule d’un comportement de joueur abusif « live » vers le net. Ce qui reste évident, c’est que comme le note le docteur Grall-Bronnec « l’accessibilité aux jeux, le développement des jeux en ligne augmente le nombre de joueurs addictifs ».

On ne fait pas d’omelette sans casser les œufs, ont-du se dire les législateurs qui ont mis en place une politique consistant à augmenter le nombre de joueurs grâce à la publicité.

Du côté d’ SOS Joueurs on nous apprend que 5% des appels concernaient du jeu en ligne en 2005 contre 35% en 2009 !

Selon la porte parole de cette association le pire est à venir :

Les effets nocifs de la libéralisation ne se feront vraiment sentir que dans deux ans. C’est le temps qu’il faut à un joueur pour s’enfoncer assez avant d’aller chercher une aide extérieure. Cette vision est inquiétante car elle implique que dans deux ans on ne verra que les dégâts de la première heure.

Quelle part pour le poker dans tout ça ?

La pire ! Contrairement aux jeux de hasard comme la roulette ou les tickets à gratter, le poker est un jeu de « skill ». Le talent, la technique peuvent faire la différence et le poker peut-ainsi devenir une source de revenus facile.

Cette vision idyllique du jeu a tout pour séduire les jeunes.

Chiffres des métabases de données à l’appui on sait déjà qu’en 2012 un sur deux sera plumé et aura « perdu deux ans » et certainement raté ses études et/ou son départ dans la vie sociale.

Certains professionnels comme Michel Abécassis ont la sagesse d’expliquer aux nouveaux joueurs que le poker peut-être abordé comme un loisir sans forcément y rattacher des objectifs de professionnalisation que peu atteindront.

Si ce discours est honnête, venant de quelqu’un qui vit du poker, il me semble difficile à intégrer pour ceux qui se disent à juste titre que tous les pros ont bien été un jour débutants.

Winamax a mis en place une politique de limite de dépôts, c’est une bonne chose car les dépôts multiples sont un premier signe de dérive. Avec toutes les rooms à disposition l’intention est bonne mais aura-t-elle un effet ?

Une harmonisation des limites de dépôts au niveau national serait efficace mais à mon avis on attendra l’incendie avant de créer une caserne de pompiers.


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